L’Auteur

Marion Duvauchel

Marion Duvauchel est professeur certifiée en lettres modernes et docteur en philosophie. De formation générale en sciences humaines (ethnologie – anthropologie religieuse et histoire des religions) elle a travaillé d’abord dans le domaine du développement européen avant de devenir enseignante. Elle a alors enseigné la didactique du français dans les IUFM du Nord de la France avant de partir en expatriation : au Qatar d’abord, puis au Maroc et enfin au Cambodge, où elle a enseigné la philosophie et le français, surtout au niveau du lycée.

Depuis 2009, elle n’enseigne plus dans l’éducation nationale, et elle a fondé, avec SOK Dalin, un professeur de français khmer,  la « Pteah barang », dans un village oublié du Cambodge.

Outre sa thèse sur l’Esthétique perdue de Jacques Maritain, elle a publié un roman policier M comme, au Presses du Midi, et un petit ouvrage sur « l’idée de société chez saint Augustin » aux éditions LIBRIM. Elle a aussi publié deux ouvrages didactiques, pleins d’exemples rédigés sur le texte d’invention (sur les objets d’étude « poésie », et « le personnage »).

Publications

La Chrétienté disparue du Caucase

Lors de son discours à Ratisbonne le pape Benoit XVI défendait à juste titre l’hellénisme, vecteur de la première « inculturation » du christianisme où il a joué un rôle majeur dans l’histoire culturelle de l’Occident. Mais cette inculturation n’est pas la première. Parallèlement, l’Évangile a été annoncé à celles des nations dont la lingua franca était alors l’araméen, en Syrie, Palestine, en Perse puis dans toute l’immense Eurasie. Ce qu’on appelle la « Tradition », définie par un canon des Évangiles, a été élaborée dans un contexte araméen, dont le christianisme d’Orient et les Syriaques ont maintenu la mémoire. Ce n’est donc pas le seul pourtour du bassin méditerranéen oriental qui constitue le cadre unique de l’expansion du christianisme mais toute l’immense Eurasie, selon un axe est/ouest que nous pensons en termes
d’Orient et d’Occident, avec de lourdes myopies.

En 1940, Georges Dumézil signalait dans un bref article l’existence d’une « chrétienté disparue dans le Caucase ». Des manuscrits trouvés sur le mont Sinaï, il y a une vingtaine d’années, ont contribué à exhumer cette civilisation chrétienne dont l’histoire est restée dans l’ombre de celle des deux chrétientés qui ont résisté à l’islam et à l’islamisation: l’Arménie et la Géorgie.

Cette découverte constitue une pierre d’angle pour refonder un « atlas » géopolitique de la première évangélisation, et mieux comprendre le christianisme d’orient, conservatoire de la Tradition en langue et en culture araméenne, précédant de quelques années l’inculturation hellénistique.

Jérusalem, la Bouraq et le vol mystique

Sur quoi l’islam fonde t-il ses revendications sur Jérusalem ? Sur une croyance : une nuit, Mahomet est réveillé
par l’ange Gabriel, qui a mission de l’emmener jusqu’au ciel. Mais le voyage n’est pas direct, il y a une correspondance à Jérusalem. De là, il monte au ciel, à travers sept cieux successifs, jusqu’au huitième où se trouve Dieu. Pendant ce voyage, Gabriel lui montre l’enfer et le paradis. Mahomet reçoit la Révélation coranique puis redescend, cette fois sans escale . Marion Duvauchel examine cette croyance, depuis les sources primitives – midrashiques, judaïques, chrétiennes et iraniennes – jusqu’au Livre de l’Échelle, ouvrage au statut particulier et à l’historiographie complexe. Parvenu en Occident au XIIe siècle, il est oublié et n’est redécouvert qu’au XIXe siècle. L’équipe de Michel Zink le traduit en français en 1991. Le livre va réanimer la controverse autour des sources orientales de la Divine Comédie de Dante. Côté Orient, l’islam iranien s’est lui aussi débattu avec cette légende. Comment ? En construisant un système entre ésotérisme, théosophie et philosophie. Comment expliquer le silence de l’islamologie autour d’une croyance pourtant fondatrice ? C’est aussi la question que ce livre affronte en restituant quelques moments clés de l’histoire de l’orientalisme.

Bon de réservation

Le Texte d’Invention et le Personnage : Pour professeurs et pour élèves 2des et 1ères

Il ne faut pas croire ce que racontent la plupart des enseignants de lettres. Le texte d’invention ne doit pas être exclu du choix des trois épreuves pour des motifs vagues (on ne sait pas l’évaluer), on Dieu sait quelles raisons irrecevables. Le texte d’invention a été réintroduit dans les épreuves du baccalauréat il y a quelques années, parce qu’il permettait aux élèves imaginatifs et moins à l’aise dans l’exercice scolaire et académique du commentaire composé de déployer leurs qualités littéraires. Le rétablir était aussi rétablir une justice. Mais il demande aussi une préparation et une juste appréciation. Ce n’est pas simplement un travail qui demande de l’imagination, il demande aussi des capacités à exploiter des outils dits « textuels ». Ce n’est pas difficile, mais cela demande un peu d’entraînement. L’écriture d’invention vise à tester vos aptitudes à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. Mais cela reste un exercice qui demande de l’inventivité et pas seulement la compréhension de normes esthétiques et textuelles. L’exercice se fonde d’abord sur une lecture intelligente et sensible du corpus. Il exige que vous vous soyez approprié la spécificité des textes afin d’être capable d’en reproduire la forme, de les prolonger ou de les critiquer et aussi de vous en démarquer.

M comme

Dans un lycée du Sud de la France, on retrouve la proviseure assassinée. En pénétrant dans les coulisses d’une éducation Nationale dont il ne connait à peu près rien, le commissaire Sandoszki va découvrir avec ahurissement un passé professionnel peu reluisant. Il lui faudra entrer dans la mémoire de trois générations, explorer des univers aussi disparates que ceux des mythes grecs, de l’épistémologie des mathématiques et de la genèse de l’Islam avant d’exhumer une vérité ensevelie depuis vingt ans. Il est assisté dans cette enquête improbable par ses deux inspecteurs atypiques et le père Lucas, perspicace petit prêtre redouté de tout le diocèse.

Saint Augustin et l’Idée de Société

Saint Augustin n’a certainement jamais énoncé la question sous cette forme, mais il a posé dans son livre majeur, La Cité de Dieu, les problèmes que soulève
ce libellé. La réponse qu’il propose demande à être exposée et élucidée. C’est l’objet de ce livre qui veut montrer à la fois l’intérêt de la réponse augustinienne
mais aussi sa spécificité. La société n’est pas seulement comme pour Platon, « gloire de la pensée païenne », une oeuvre de la seule nature et de la seule
raison. Elle est aussi pour l’évêque d’Hippone une oeuvre de la liberté et une oeuvre de l’amour.

Ce livre s’adresse aux lycéens de Terminale et de classes préparatoires, aux séminaristes, aux étudiants, aux professeurs, aux élus qui nous gouvernent et à tous ceux qui cherchent la vérité.

Vidéos

La miséricorde et la compassion dans le bouddhisme

Les chrétiens et l’empire romain, persécution politique ou religieuse

La bibliothèque orientale de Barthélemy d’Herbelot et les myopies orientalistes

Une église au Gandhara, en pleine terre bouddhiste ?

Platon, Saint Augustin, Saint Thomas :  l’évolution de la notion philosophique du plaisir

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